Petit jeu pour s’entrainer aux micro-expressions

Cliquez sur un chiffre, et observez bien, c’est très rapide – puis indiquez quelle micro-expression vous pensez avoir vu durant le cours laps de temps où cela a été affiché.

Pour info :
- Sad: la tristesse
-Angry: la colère
- Fear : la peur
- Disgust : le dégout
- Contempt: le mépris
- Happy: la joie

Il est possible de s’entrainer grâce à un autre logiciel : https://face.paulekman.com/face/default.aspx

Portrait gestuel de Nicolas Sarkozy

Source : Blog de STEPHEN BUNARD

Les réactions corporelles du président font couler beaucoup de salive et d’encre. Il serait nerveux, bourré de tics, incapable de se contrôler. Et de fait, parce qu’ils offrent un livre ouvert pour le mieux saisir, les « tics » à Nico marquent *.

Le candidat de l’UMP appartient à la famille des expressifs. Le non-dit ou le contrôle qu’il veut parfois avoir de son discours sont par exemple très visibles sur sa bouche, laquelle peut difficilement faire l’objet d’un contrôle conscient, beaucoup de muscles se concentrant dans cette zone clé de notre visage. Il n’est pas avare non plus d’auto-contacts sur le visage, traduisant souvent une gêne, comme chez tout un chacun. Enfin on observe des codes de dominant : sourcil droit levé pour mettre l’interlocuteur ou le contexte à distance, index pointé, épaules souvent agitées.

 Le mouvements d’épaules : être à la hauteur

Les épaules présidentielles ont d’ailleurs toujours fait couler beaucoup d’encre durant ce quinquennat ; quand elles « clignent », c’est tout l’être qui vibre, l’épaule droite surtout est associée à une volonté de performance, laquelle se trouve renforcée quand les deux épaules sont en mouvement dans le même sens. Cette gestualité  fréquente chez Sarkozy intervient quand il veut emmener l’autre dans « son » univers, c’est le manager qui veut convaincre. Cela ne préjuge pas du résultat, mais en dit long sur le volontarisme.

L’épaule gauche s’ébroue ? C’est la performance avec une notion de défi personnel. Ce n’est pas un hasard, lors de la déclaration de candidature, d’observer plus d’épaule gauche que de droite. Les épaules témoignent de son implication dans les choses, de sa volonté d’être à la hauteur. Les considérer comme des tics nerveux et lui demander de les contrôler est une ineptie contre-productive.

Sarkozy est souvent entouré de caméras dans ses déplacements. Certes, il se soucie peu en apparence de l’image qu’il renvoie. En apparence, seulement. Car l’appendice nasal présidentiel fait l’objet de nombreuses micro-démangeaisons. Le corps envoie en effet des influx nerveux compensateurs lorsqu’il y a un décalage entre la situation que l’on vit, que l’on voit et notre vie intérieure, la façon dont nous vivons la situation, dont nous l’intégrons émotionnellement. Le fait de gratter apaise la conscience, fait baisser la pression interne. Ainsi, le nez, c’est l’image. Le fait de se gratter les ailes du nez, même furtivement, sur son côté gauche, symbolise le rapport que le président entretient avec celle-là.

Notons au passage que le fait de se toucher le nez n’a qu’exceptionnellement un lien avec le fait de mentir, à l‘inverse de ce qu’une certaine littérature à voulu faire accroire.

Fabriquer des gestes, c’est fabriquer du mensonge

En revanche, avec toutes les meilleures intentions du monde, les entourages peuvent parfois avoir une influence aux mécanismes pervers. Ainsi en va-t-il des gestes figuratifs qui sont une marque de fabrique de Sarkozy, ce type de gestes l’aide à décrire la réalité, ils la figurent : « distorsions », « convergences », « dans un monde ouvert » se verront attribuer leur équivalent gestuel ; de même, que le pouvoir d’achat « s’effondre » ou que gouvernement lutte pour « réduire » les déficits publics, un geste ad hoc vient renforcer la démonstration verbale, du moins le croit-on. Y avoir recours trop souvent n’est pas la panacée, l’opinion publique décode comme un embobinage intellectuel – car apanage du menteur – cette configuration de mime dont le président – ou ses conseillers – sont friands. Ainsi, celui qui fabrique des gestes fabrique en réalité du mensonge, dans la perception que peut en avoir l’opinion publique.

Ce qui fait la force du président-candidat, indépendamment du fait qu’on l’aime ou pas, c’est qu’il ne cherche pas à contrôler son corps, et que, partant, étant plus lisible que d’autres, il est décodé comme plus sincère, alors que beaucoup d’autres sont consciemment ou malgré eux, à l’exception des idéologues Le Pen et Mélenchon, dans « la culture du contrôle ».

* Dans Ethique à Nicomaque, Aristote lie étroitement éthique et politique ; clin d’œil pour un président, chantre de la « république irréprochable ».

Notes sur le livre « 3096 jours » de Natascha Kampusch

Autriche, 2 mars 1998. Natascha a été enlevée à l’âge de 10 ans alors qu’elle se rendait à l’école. Elle fut séquestrée durant 8 ans et vécu un enfer difficilement descriptible.

A la page 32, Natascha nous dresse une liste de plusieurs victimes Autrichienne qui ont été enlevées et tuées. Elles sont nombreuses… Elle savait au moment de son enlèvement que si elle se rebellait cela allait augmenter ses chances d’être tuée. Une fois enlevée, son kidnapper, Wolfgang Priklopil, lui fait croire qu’il a demandé une rançon à ses parents. Elle comprendra plus tard qu’il n’en est rien, celui-ci prétextant qu’ils ne voulaient pas payer et qu’ils ne l’aimaient plus.

Pendant 2 ans, elle ne sortira pas une seule fois de son cachot : une chambre de 9 m² cachées sous le garage, avec une porte en bêton armé. L’homme mettait 30 minutes à retirer toutes les sécurités avant d’arriver dans cette pièce, sorte d’abri antiatomique personnel. Lorsqu’elle passe au bout de 2 ans la porte pour la première fois, ce qui lui surprend le plus c’est l’air pur… mais elle perd l’espoir d’être un jour retrouvée durant une perquisition ou de pouvoir s’échapper, tant elle est mise au secret. Sa plus grande peur, c’était qu’il arrive quelque chose à son agresseur, car elle serait alors morte dans le cachot et probablement jamais retrouvée. Par la suite, elle sortira de plus en plus souvent, mais en restant dans la maison ou le jardin. Elle fera le ménage jusqu’à épuisement, ainsi que des travaux de rénovation.

On apprend qu’un coup de fil anonyme avait été donné à la police décrivant exactement le gars en question, son adresse, etc. Le coup de fil a été inscrit dans le dossier, mais rien ne semble avoir été fait, c’était quelques semaines après l’enlèvement. Wolfgang avait le profil : 35-40 ans, vivant exclusivement avec sa mère, rangé, discret, relativement paranoïaque et fréquentant peu le monde.

Elle ne nous dit rien sur ses relations sexuelles avec son geôlier, mais elle affirme qu’elle n’a jamais été violée. Cependant, elle préfère garder certaines informations dans sa sphère privée. Au début, pour la punir, il coupait l’électricité, puis rapidement il commença à la battre. Il était relativement instable et pour une moindre petite erreur, une pluie de coups pouvait pleuvoir. P184 et 191, des extraits de son journal intime nous décrivent ses passages à tabac. Ces passages sont insoutenables, il est incroyable qu’elle ne soit pas morte sous ces coups… car jamais il n’aurait accepté de l’amener à l’hôpital. Plusieurs fois, elle tenta de se suicider, mais l’instinct de survie pris le dessus.

Elle finira par se libérer seule en fuyant et en alertant une voisine. Pendant ce temps-là, Wolfgang se suicidera. A sa sortie, Natascha témoigne mais ne veut pas condamner totalement son agresseur. Les gens autour d’elle parlent du syndrome de Stockholm. C’est vrai qu’elle n’a connu que cette homme comme seul point de contact avec l’humanité (hormis quelques films, des livres) pendant 8 ans… Mais dire que c’était un monstre, c’est nier totalement sa part d’humanité et c’est exclure également les démons qui vivent au plus profond de chaque être. De plus, c’est insultant pour les victimes de nier cette liberté de penser que cet homme avait aussi de bons côtés.

Ce qui m’a étonné, c’est l’intelligence du récit : cette gamine a vécu cloitrée pendant 8 ans, mais a réussi à se cultiver au travers des livres. Elle a une vision relativement claire de ce qui lui est arrivée. Nombre de personnes, sous privation sensorielle et sous-alimentées, perdent vite pieds. Et cette fille s’en sort, probablement avec de lourdes séquelles, et on perçoit chez elle une intelligence rare, un caractère bien trempé et une vision relativement objective du monde qui l’entoure. Même battue, même privée de nourriture, elle n’a pas tout accepté de son geôlier – et c’est peut-être cela qui l’a tenue en vie. Je m’attendais cependant à quelque chose de plus glauque en débutant la lecture du livre, mais elle a axé le récit sur la souffrance psychologique liée à l’isolement et aux humiliations.

Livre: « Le langage universel du corps » de Philippe Turchet

Présentation de l’éditeur

Notre corps est bien plus bavard que nous le croyons. Nos gestes, nos mimiques et nos tics sont autant de façons de livrer nos émotions – celles qu’on désire transmettre comme celles qu’on préférerait garder pour soi. Ce langage, que l’on qualifie de non verbal, représente plus de 90% de notre communication avec autrui. Les mots eux-mêmes ne comptent que pour 10%. C’est aussi un langage universel, peu importe la culture à laquelle on appartient, les réflexes de communication, inscrits dans nos gènes, nous ayant été transmis par les primates humains il y a des millions d’années. Les mains de votre interlocuteur se tendent-elles dans votre direction ? Et ces genoux qui s’agitent, qu’est-ce que ça signifie ? L’auteur, spécialiste de la communication non verbale, vous apprend à décrypter les messages du corps.

Biographie de l’auteur

Depuis vingt ans, Philippe Turchet développe la synergologie, discipline qui décode le fonctionnement de l’esprit humain à travers la lecture du langage du corps. Il est l’auteur des best-sellers La synergologie et Les codes inconscients de la séduction qui ont été traduits dans de nombreux pays.

Vous pouvez le commander sur Amazon au prix de 20.90€.

Interview par Stephen Bunard, coach en communication et media trainer, synergologue français.

X factor : analyse de la prestation d’un candidat

X Factor est une émission de télévision franco-belge de télé-crochet musicale diffusée depuis le 28 septembre 2009. Ce télé-crochet a pour but de dénicher le talent musical de demain, celui qui cache en lui le X Factor. Des milliers de candidats sans limite d’âge (de 16 à 99 ans), seuls ou en groupe, sont sélectionnés, auditionnés, entraînés puis jugés par un jury composé de quatre professionnels du monde de la musique. Douze candidats sont ensuite retenus pour les lives.

Hugues Delmas, étudiant en master de psychologie et spécialisé en communication non verbale, sur son site « la communication non-verbale » nous dresse son analyse des images d’un candidat Vincent Léoty lors de l’émission. Les micro-expressions de la Tristesse, la colère et le doute sont relevées dans la vidéo disponible ici.Il met également en évidence les 2 types de sourire dont nous avons déjà parlé sur ce site : les sourires asymétriques et les sourires symétriques, le premier étant associé aux « faux-sourire », c’est à dire contenant une émotion contradictoire ou l’expression d’un mensonge. L’analyse est intéressante, comme quoi on peut s’entrainer sur tout type d’image, c’est la base de l’apprentissage.

Le vous conseille donc de lire l’article complet d’Hugues Delmas, ainsi que les autres articles qu’il a déjà publiés.

 

Documentaire : « Consommer à en mourir »

Ce documentaire fait une analyse grinçante de l’évolution du comportement des consommateurs américains. Derrière l’attitude des acheteurs boulimiques, se profile entre autres, l’épuisement des ressources et l’accumulation des déchets. Des sociologues, psychologues et philosophes analysent les limites du credo d’aujourd’hui : «Je consomme donc je suis», de cette quête du bonheur à travers la possession de l’objet dernier cri. Une analyse du marketing et des sciences publicitaires décortique les mécanismes à l’origine de notre comportement individualiste, de notre frénésie de travail, notre besoin quasi maladif d’ascension sociale et cette recherche désespérée du bonheur au travers du mécanisme d’acquisition.

Des fondements de l’American way of life, dans les années 1950 et 1960, à la consolidation de la propagande commerciale, dans les années 70, en passant par la vie de banlieue et le syndrome du voisin gonflable, la balade dans les méandres de nos travers et paradoxes humains est plus que fascinante avec ses assemblages de messages publicitaires d’époque, ses rencontres avec des penseurs de la modernité et ses petites vox populi où les citoyens-consommateurs prennent conscience, au milieu d’un centre commercial, de la futilité de leurs désirs.

Pour terminer, un des intervenants nous conte une petite histoire que je vais vous résumer : Il avait vu pendant la seconde guerre mondiale un bateau allemand qui avait été torpillé et qui coulait. On avait expliqué à chaque personne qu’il fallait utiliser les échelles pour descendre dans les canots de sauvetage. Il y avait là 2 émigrants qui portaient de très lourdes valises remplies de bijoux et autres richesses. C’était pour eux tout ce qui allait leur permettre de démarrer une nouvelle vie, heureuse, sur le nouveau continent… Quand ces derniers ont descendu de l’échelle, ils ont coulé à pic… Et l’intervenant de conclure : Dans notre société de consommation, nous faisons exactement la même chose.

Notre avis: Le documentaire ne brosse le problème qu’en surface et ne s’attarde peut-être pas suffisamment sur les premiers mécanismes ayant entrainé cela depuis l’ère industrielle. Il laisse parfois le spectateur réfléchir par lui-même. Je pense notamment à cette dame qui disait que les publicités ne la gênaient pas car elle en voyait tellement autour d’elle qu’elle n’y prêtait même plus attention. Nous savons que dès que nous en arrivons à cette extrémité, les messages publicitaires nous influencent encore plus en agissant directement sur l’inconscient, sans que la conscience puisse s’en protéger suffisamment. Et le documentaire d’embrayer sur les messages subliminaux sans donner d’avis particulier sur ce qui avait été dit. C’est une bonne façon de faire réfléchir les spectateurs. C’est donc une bonne introduction au sujet, même s’il est relativement alarmiste sans toutefois de donner de solution « miracle » au problème. Y-en a t-il une d’ailleurs ? Changer nos comportements individuels sans que cela provienne de nous gouvernants… oui, c’est peut-être possible, restons positifs.

Réalisateur : Gene Brockhoff / Durée : 44 minutes

Revue du web Mars 2011

Piratage de l’état : Plus de 150 ordinateurs du ministère des finances ont été infiltrés, une attaque visant principalement les dossiers de la présidence française du G20. A priori, les dossiers fiscaux des particuliers ne sont pas concernés. Ce qui est le plus étonnant, c’est que la technique de piratage aurait pu être employée par un gamin de 12 ans : Un mouchard installé via un mail infecté. C’est la première attaque contre l’état français de cette ampleur et à cette échelle, indique à Paris-Match le patron de l’ANSSI, Patrick Pailloux. Je me demande si les services de notre pays sont vraiment capables de s’en rendre compte lorsqu’ils sont piratés…

Manipulation médiatique : Marine Le Pen serait créditée de 23% dans les sondages, devant Sarkozy et tous les autres. Mais il y a un grand absent de ce sondage : DSK. Pourquoi n’apparait-il même pas, alors que certains y figurent et ne sont pas encore officiellement candidats. Serait-ce un tour de passe passe pour nous dire dans quelques mois : DSK, l’arme fatale anti front-national ? Il est intéressant de noter dans France Soir que les Français ont moins confiance dans les médias et jugent que leur qualité est globalement moins bonne sur les dix dernières années, selon le 24e Baromètre annuel TNS-Sofres. Selon ce sondage, les Français continuent de douter de l’indépendance des journalistes vis-a-vis du pouvoir politique et des pressions de l’argent, tout en estimant que les médias sont neutres politiquement.

Filtrage d’internet : De nombreux internautes français ont remarqué une curiosité sur le site Internet de l’Elysée: les traces du voyage officiel du colonel Kadhafi en France, en 2007, auraient disparu. Que nous soyons en face d’une censure ou non de l’état, on peut s’inquiéter de tous ces nouveaux outils (DAVDSI, LOPPSI, etc.) qui sont mis en place par le gouvernement et qui permettent de filtrer internet au plus grand nombre. Je vous recommande d’ailleurs « les coups de gueule de seb sauvage » sur la question.

decryptage.org s’est doté d’un Tel/Fax

Bonjour à tous. Voici un numéro de téléphone où vous pouvez nous laisser des messages, suggestions, etc. Vous pouvez même nous envoyer des Fax. N’hésitez pas à nous faire parvenir vos notes, propositions d’articles et suggestion par ce média, même si le mail reste le meilleur support.

Les meilleurs messages téléphoniques (les plus rigolos, les plus sérieux, les plus étranges) seront mis en ligne et un vote permettra de départager le gagnant. Le gagnant recevra une clé USB et quelques flyers « decryptage.org ». C’est plutôt symbolique, mais nous faisons avec nos moyens ! Par avance, merci, et à bientôt.

Tel/fax: 09 72 25 96 84

Et toujours pour nous contacter: contact@decryptage.org

Expérience de Asch : Influence sociale et conformisme

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L’ influence sociale ou la pression sociale est l’influence exercée par un groupe sur chacun de ses membres aboutissant à lui imposer ses normes dominantes en matière d’attitude et de comportement. Cette influence entraine la modification des attitudes, croyances, opinions d’un individu ou d’un groupe suite au contact avec un autre individu ou groupe.

L’expérience de Solomon Asch en 1956 met en jeu un groupe composé de 7 à 9 « compères » (des complices du chercheur) et d’un sujet « naïf » (le véritable sujet de l’expérience). La tâche proposée au groupe est la suivante : il va s’agir de comparer un segment témoin à trois autres, parmi lesquels un seul a la même longueur que le segment témoin. Cette tâche est d’une simplicité enfantine et devrait se solder par une performance avoisinant les 100 % pour tous les sujets. Chacun d’entre eux répond à tour de rôle et à haute voix, le sujet « naïf » étant placé en avant-dernière position. On réalise dix-huit essais ; dans douze de ces essais, les « compères » donnent une « mauvaise » réponse de manière unanime. Les résultats montrent que dans cette situation, 33 % des sujets « naïfs » donnent une réponse conforme à celle des « compères ».

Comment expliquer le conformisme ? Dans une situation de groupe, l’unanimité plaide en faveur de l’exactitude de l’opinion exprimée. De plus, généralement, les individus craignent la désapprobation sociale. En résumé, le conformisme s’explique par deux types d’influence : une influence « informationnelle » (le groupe a raison contre l’individu) et une influence « normative » (il est plus coûteux de subir la désapprobation du groupe que de se conformer).

La soumission à l’autorité est mise en évidence par l’expérience de Stanley Milgram en 1963 - nous avons déjà réalisé un article sur la question (expérience à la fin de l’article).

Ce qu’il faut retenir c’est qu’il est possible d’influencer quelqu’un dans ses choix en l’insérant dans un groupe social « préparé » avec soin. Quelques complices suffisent. C’est ainsi que les sectes exercent petit à petit certaines pressions et font véhiculer des valeurs qui servent à leur fonctionnement. Non, seulement on peut orienter un jugement, un vote, une décision, mais on peut aussi diriger une action au travers de l’expérience de Milgram. C’est le béaba de la manipulation des masses.

Documentaire « Deshabillons-les : Les gestes des politiques »

Durée : 44 minutes,  Présenté par : Hélène Risser. Déshabillons-les démêle le fond de la forme en revenant sur les mots et les images qui ont marqué l’actualité. Invités : Marion Tellier (gestualiste), Philippe Turcher (synergologue), Mariette Darrigrand (sémiologue)

Si certains politiques s’expriment beaucoup par gestes, que disent ces derniers ? Appuient-ils les propos des orateurs ? Ou envoient-ils parfois des messages subliminaux qui trahissent les pensées ou la personnalité de ceux qui les produisent ?

Analyse technique:

  • Hauteur des épaules : quand les épaules sont basses, on est plus détendu que quand elles sont haute (stress, etc.)
  • Gestuelle symétrique = plus détendu
  • Tirer sur ses manches = on n’est pas alaise, on se méfie des gens qui sont en face ou on prend garde à ce qu’on va dire
  • Geste en « X » : la main part à gauche alors que la tête penche à droite = on ne croit pas entièrement à ce qu’on dit, on va donner un élément pour mieux faire passer et appuyer sur le second qui nous tient plus à cœur.
  • « Je veux que la France reste ouverte » en fermant les mains : Peut être perçu de deux façons, car les doigts ne sont pas croisés ici, soit je ramène à moi le sujet, c’est un sujet important dont je veux m’occuper… soit cela traduit en réalité un manque d’ouverture sur le sujet (lapsus gestuel).
  • Quand la tête penche à droite, une raideur s’installe alors que quand elle penche à gauche, le sujet s’abandonne
  • Celui qui touche l’autre domine (ex: toucher l’épaule peut montrer « c’est moi le patron », d’autan plus lorsqu’on ne regarde pas la personne)
  • Quand on regarde quelqu’un qu’on apprécie, on cligne des yeux pour garder son image en nous, si on ne le fait pas…
  • Quand l’intérieur des sourcils remonte, le front a tendance à se plisser, cela traduit la peur
  • La micro-démangeaison dans l’oreille droite traduit qu’on a entendu « des choses qu’on aurait aimé ne pas entendre »
  • On revient sur la langue de vipère, qui sort au centre : on se délecte de ce qu’on dit